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mardi 4 juillet 2017




Vous raconterai-je la jeunesse des roseaux et des mares ? Vous dirai-je les déambulations nocturnes des statues qui changent de socle au clair de lune ?
Nous explorions les balcons et les toits où l'on pénètre dans des flaques de musique inexprimable. De haut et de loin, nous apercevions le Guet, si ridiculement pesant qu'il devait renoncer à l'espoir de nous atteindre jamais. Le vin puissant de la tristesse nous faisait chanter. Nous mettions les filles à mal en exigeant l'Olympe dans leurs yeux, dans leurs reins. Puis, redescendus sur le pavé, nous nous battions au poignard contre les assassins de l'aube, les peaux-rouges surgis de coupe-gorge atroces.

André Hardellet

dimanche 2 juillet 2017




 
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une aventure spirituelle, nous sommes des êtres spirituels vivant une aventure humaine. 

 Pierre Teilhard de Chardin

samedi 1 juillet 2017




Les routes qui ne promettent pas le pays de leur destination sont les routes aimées. 
René Char

vendredi 30 juin 2017







Penser, parler, écrire, travailler, exister autrement : on estimait n'avoir rien à perdre de tout essayer.1968 était la première année du monde.

Annie Ernaux - Les années.



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ISBN :
978-2810624195
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jeudi 29 juin 2017






Le sacré est en somme ce que ne triture aucune vulgarité, ce que ne souille aucun commerce, ce que n’encombre aucun véhicule, ce que n’ébruite aucune réclame. Il est cela dont le vent seul au passage murmure le nom, cela dont l’immensité, loin de dissiper le cœur, épaissit le recueillement.



Père François Cassigena-Trévidy

mercredi 28 juin 2017






Tes yeux ont la couleur des jeunes pluies,
Des jeunes pluies sur l’étang qui dort.

Oscar Vladislas de Lubicz Milosz


mardi 27 juin 2017





Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux
Et le soleil se lève encore.

Les nuits plus douces que les jours
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours
Et les yeux se sont remplis d'ombre.

Oh ! qu'ils aient perdu le regard,
Non, non, cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;

Et comme les astres penchants,
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent :

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore.


Sully Prudhomme